Institut Fraser: Perspectives moroses pour l'industrie minière mondiale alors qu'on s'attend à la fermeture de 30 % des compagnies d'exploration
TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 26 fév. 2009) - Le ralentissement économique
mondial a jeté un froid sur l'industrie minière. En effet, la vaste majorité des
cadres de cette industrie s'attend à un grave recul des activités d'exploration
et à ce qu'au moins 30 % des compagnies d'exploration ferment leurs portes,
selon le Survey of Mining Companies 2008/2009, publié aujourd'hui par l'Institut
Fraser, un organisme de recherche indépendant.
"Les réponses de l'enquête
de cette année indiquent que le secteur minier s'attend à des plans
d'investissement beaucoup plus modestes de même qu'à un ralentissement des
activités ou même à la fermeture d'un grand nombre de compagnies," a affirmé
Fred McMahon, coordonnateur de l'enquête et directeur des études sur le commerce
et la mondialisation à l'Institut Fraser.
D'après l'enquête, plus de
quatre cadres de l'industrie minière sur cinq croient qu'au moins 30 % des
compagnies d'explorations devront fermer en raison du ralentissement économique
actuel alors que deux sur cinq estiment qu'au moins 50 % de ces compagnies
devront fermer.
Plus de 90 % des répondants pensent que les activités
d'exploration et de développement des compagnies d'exploration seront réduites,
dont 57 % affirmant qu'elles subiront "un fort déclin". Près de 85 % des
répondants ont affirmé que les activités des compagnies de production seront
réduites, bien que seulement 31 % pensent qu'elles subiront un fort déclin.
Cette baisse fait suite à des années de croissance fulgurante des activités
d'exploration et de développement alors que la demande pour les matières
premières augmentait parallèlement à leur prix. Près de 70 % des répondants de
l'enquête ont indiqué qu'ils avaient augmenté leurs activités d'exploration et
de développement au cours des cinq dernières années.
"Ce sont de
mauvaises nouvelles pour une économie dont on espère la reprise prochaine. Alors
qu'on s'attend à ce qu'un grand nombre de compagnies d'exploration ferment leurs
portes et que la vaste majorité d'entre elles prévoit réduire ses
investissements en exploration et en développement en 2009, le monde risque de
devoir faire face à une pénurie de matières premières et des prix qui montent en
flèche avant que l'économie mondiale renoue avec la croissance," selon M.
McMahon.
L'enquête, intitulée Survey of Mining Companies: 2008/2009,
présente les opinions de 658 cadres et gestionnaires de l'industrie minière à
l'échelle mondiale à propos des politiques et de la dotation en minerai de 71
territoires sur tous les continents (sauf l'Antarctique). Les compagnies
participant à l'enquête ont déclaré des dépenses d'exploration de 3,4 milliards
$US en 2008 et de 3,02 milliards $US en 2007. L'enquête intégrale peut être
consultée au http://www.institutfraser.org/.
Malgré la morosité
générale, les cadres de l'industrie donnent à plusieurs des provinces
canadiennes des notes excellentes pour leurs politiques qui encouragent
l'exploration et le développement miniers.
Pour la deuxième année de
suite, le Québec se classe premier dans l'enquête annuelle. Le Wyoming obtient
la deuxième place, une amélioration par rapport à sa huitième place de l'année
dernière alors que le Nevada, perpétuel favori, recule d'une place et se classe
à la troisième place. L'Alberta est la deuxième province canadienne la mieux
classée avec sa quatrième place.
Dans l'ensemble, sept provinces
canadiennes se sont classées parmi les dix premières places au monde en ce qui a
trait aux politiques minières : le Québec (1er), l'Alberta (4e),
Terre-Neuve-et-Labrador (5e), le Nouveau-Brunswick (6e), le Manitoba (8e), la
Saskatchewan (9e) et l'Ontario (10e).
Le classement pour les autres
provinces a été : la Nouvelle-Ecosse en 12e, le Yukon en 15e, la
Colombie-Britannique en 24e, les Territoires du Nord-Ouest en 40e et le Nunavut
en 43e.
"L'enquête présente les opinions de l'industrie minière de chaque
province et territoire à un moment précis. Bien que le classement pour une
province puisse s'être amélioré ou détérioré, la plupart des changements sont
relativement mineurs et sont conformes à la variabilité d'une enquête d'une
année à l'autre," d'après M. McMahon.
Des développements internationaux
substantiels
Le Chili rejoint le Wyoming et le Nevada en tant que seuls
territoires non canadiens qui se hissent dans les dix premières places, obtenant
la septième place. Le Chili est également le pays d'Amérique latine le mieux
classé, suivi du Mexique en 28e place et du Pérou en 30e.
Parmi les Etats
australiens, l'Australie-Méridionale obtient la meilleure place (16e), suivie
par le Territoire du Nord (20e) et par l'Australie-Occidentale (21e).
Le
Botswana obtient la meilleure place au classement parmi les pays africains
(18e), suivi du Mali (33e) et de la Namibie (34e).
Les dix pires
résultats ont été attribués au Venezuela, à l'Equateur, au Guatemala, au
Honduras, à l'Inde, à la Bolivie, au Zimbabwe, au Kirghizistan, à la République
démocratique du Congo et à l'Indonésie.
"Malheureusement, ce sont tous
des pays en développement qui ont le plus besoin des nouveaux emplois et de la
prospérité que peut apporter l'industrie minière," selon M.
McMahon.
"L'industrie minière est un secteur international et les
résultats de l'enquête montrent encore une fois que les territoires doivent être
préparés à se concurrencer sur une base internationale afin d'attirer des
investissements miniers. Les territoires qui n'arrivent pas à reconnaître la
primauté du droit ou à respecter les contrats et les droits de propriété ne
réussiront pas à attirer des investissements miniers."
L'Institut Fraser
est un organisme de recherche indépendant avec des bureaux dans toute l'Amérique
du Nord et des partenaires dans plus de 70 pays. Son objectif est d'effectuer et
de diffuser des recherches à propos de l'impact des marchés concurrentiels et de
l'intervention gouvernementale sur le bien-être des individus. Afin de protéger
son indépendance, il n'accepte pas de subventions de la part de gouvernements,
ni de contrats de recherche. Consultez le site Web http://www.institutfraser.org/.
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